Coup de gueule de la rentrée

Publié le par Shylock

Quitte à paraître un peu vieux jeu/aigri, je m'exprime quand même :

 

Venant de finir de passer les examens du premier semestre (avec brio, je l'espère !), je suis impatient de reprendre les cours... Mais d'un autre côté je redoute cette reprise.

En effet, j'ai plaisir à écouter certains professeurs aux cours envoûtants, mais mon désarroi est infini face à mes camarades d'amphi. Dans des amphis de 400 étudiants, il est impossible de suivre un cours dans de bonnes conditions si une poignée d'étudiants chahutent. Que dire si c'est la moitié de l'amphi qui parle ! Et c'est bien le cas.

 

Petit tour d'horizon dans un amphi de l'Université de Toulouse lors d'un cours de Droit Administratif :

Le professeur dicte quelques phrases. La majorité des étudiants se taisent et écrivent.

Le professeur cesse de dicter et développe un point important du cours ou bien nous raconte quelques anecdotes intéressantes, partie qui rend le cours plus agréable et plus attrayant. A ce moment, les filles d’à-côté se plongent dans leur 20 Minutes et se concertent pour décider comment elles vont remplir leur passionnante grille de mots-fléchés. Plus bas dans l’amphi, un étudiant discute par MSN sur son ordinateur. Mais les plus pénibles sont ceux qui n’ont de cesse de rire et de parler. Quel est l’intérêt de venir assister à un cours magistral, si c’est pour discuter ou vaquer à d’autres occupations plus futiles les unes que les autres ? Ces étudiants ne feraient-ils pas mieux de rester chez eux ou d’aller boire un chocolat chaud dans la cafétéria ? N’ont-ils pas compris que la présence n’est pas obligatoire dans les CM, et que s’ils s’absentent, le professeur ne s’en apercevra même pas ?

 

Ce sont bien sûr ces mêmes élèves qui, en séances de Travaux Dirigés ne sauront répondre à la question « Qui est le Secrétaire d’Etat aux Etats-Unis ? » et qui nous feront perdre notre temps en demandant s’il faut souligner le titre, laisser une marge de 2 carreaux ou s’il faut écrire la date sur la copie. Ce qui me rend malheureux c’est que la grande majorité des étudiants sont de cette trempe. L’école ne prépare-t-elle pas convenablement à l’université ? Je me pose la question.

 

Pour ma part, après deux années en fac de droit, j’en viens à me prononcer en faveur d’une sélection à l’entrée de l’université, car la plupart des étudiants en droit entrent à la fac sans même savoir ce qu’est le droit et finissent par se réorienter. Il faudrait, cependant, que la sélection soit convenablement menée : au cas par cas (car les notes ne signifient pas grand chose, isolées) et sans discrimination. Connaissant l’administration française, une sélection juste et bien faite ne sera pas à l’ordre du jour avant bien longtemps. Il faut donc considérer une autre solution. Le problème étant des étudiants ne manifestant pas d’intérêt pour les cours et un taux de réussite de 35% en première année (sachant qu’il suffit de valider un semestre sur deux, et que pour chaque semestre il y’a une session principale et une session de rattrapage, donc au total 4 chances), ses sources sont au lycée. Il est urgent de réformer le système d’orientation qui envoie des bacheliers vers des filières qu’ils n’aimeront pas ou qui ne seront pas à leur portée. Il est également important d’élever le niveau des études secondaires, car les maigres acquis du bachelier lambda en font une victime potentielle des exigences des études universitaires.

Publié dans Reflexions diverses

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PAUL 27/01/2008 14:28

rassure toi mon lapin, le contrôle fiscal généré par des dénonciations c'est disons bof........ moins de 1 % des redressements et je suis spécialiste de cela à la DGI, bref ta prof est une grosse naze qui va chercher ses sources chez PERNAULT!!